L’équipe du CREDDO est fier de vous faire part du lancement d'un projet d'envergure régional.

Celui-ci est destiné aux entreprises de l'Outaouais afin de développer des pratiques en économie circulaire.

Vous trouver ci-joint le communiqué de presse relatif au lancement du projet «Synergie Outaouais». 

 

Mettre Chelsea sur la carte


L'artiste local Paul Mason met la touche finale à un plan de super créatif et amusant de notre village. Découvrez les restaurants locaux, des boutiques, des taches de pique-nique, information CCN sur l'accès au parc de la Gatineau, et bien plus encore. Vous serez en mesure de ramasser votre propre copie dans les entreprises locales à compter de la mi-Octobre.

En coulisses : comment capter l’essence d’un village

Diane Brochu King

Vous avez probablement tous entendu parler d’une nouvelle carte touristique qui devrait sortir dans deux ou trois semaines. Commerce Chelsea travaille très fort avec l’artiste Paul Mason pour rassembler les pièces du casse-tête de cette carte qui reflétera le charme de notre petite ville et qui se distinguera des cartes touristiques ordinaires.

« C’est vraiment sympa de dessiner la carte de la région où je vis », dit Paul. « Ce travail a considérablement enrichi mes connaissances; de plus, le fait que je connaisse bien ces entreprises m’a aidé à les mettre en valeur dans la carte. »

Aucun de ceux qui ont participé à ce projet n’avait fait cela avant. Tout a commencé par un rêve, l’idée d’une carte touristique divertissante. Notre vision était de refléter l’essence même de notre ville en mettant l’accent sur les entreprises et les activités qui intéresseraient les touristes. Nous ne voulions pas une carte routière « avec facteur d’échelle ». Commerce Chelsea espère que nos visiteurs conserveront cette carte en souvenir au lieu de s’en servir comme référence et de la jeter dans une poubelle avant de rentrer chez eux.

Néophytes de ce projet, nous avancions à tâtons en définissant et redéfinissant chaque élément sur lequel nous achoppions.

Au début, nous visions à représenter environ 20 entreprises qui s’étaient inscrites au projet. Mais dès que les gens ont appris ce que nous faisions, ce nombre a doublé. Ce simple projet de dessin s’est rapidement compliqué et a pris en main les crayons de l’artiste!

Puis des éléments imprévus s’y sont progressivement ajoutés… aires de stationnement, sentiers de promenade, tables à pique-nique, églises, cimetières, édifices municipaux, terrains de soccer, losange de baseball, sports aquatiques… tous les éléments dont se dégage le charme de notre ville. Mais ils compliquaient énormément le travail de l’artiste.

Mason a commencé par prendre des photos des petits commerces. Il fallait les situer et définir leur caractère. Notre carte se distingue des cartes routières par le fait que les immeubles ne font pas face à la route. Ils font face aux lecteurs. L’artiste a choisi le meilleur angle de chaque entreprise : « J’ai choisi leur côté le plus photogénique! » s’exclame l’artiste. « C’est le côté que les passants reconnaîtront le mieux depuis la rue. En dessinant chaque commerce, je pensais à leurs propriétaires qui examineraient soigneusement ce ‘portrait de leur entreprise’. C’est pourquoi j’ai eu beaucoup de plaisir à représenter tous les détails de ces jolies maisons ».

Il a suivi le processus suivant :

         Faire un croquis au crayon bleu sans trop de détails, mais pour indiquer la perspective;

         Dessiner au crayon chaque immeuble sur une largeur d’environ 11 pouces pour en montrer tous les détails;

         Brosser, puis tracer les lignes à l’encre noire;

         Passer les dessins dans Photoshop pour y travailler la couleur, les ombres et la luminosité, puis dans Illustrator pour placer tous les éléments dans la carte et ajouter les légendes et d’autres éléments graphiques tout en composant l’image.

Chaque immeuble était désormais placé sur la carte, mais dans une couche individuelle; autrement dit, pour changer quoi que ce soit, l’artiste devait repérer la bonne couche à modifier. À la fin du projet, il devait perfectionner entre 50 et 60 couches! Le travail se compliquait terriblement, et « plus le fichier se chargeait, plus l’ordinateur ralentissait », explique Paul.

Paul devait aussi tenir compte de différents points de vue en perfectionnant les immeubles. Il agrandissait l’image pour peaufiner les plus petits détails de la ligne d’un toit et de l’architecture qui donnent à chaque maison sa profondeur et son caractère. Puis il faisait un zoom arrière pour afficher toute l’image.

Paul explique qu’il s’agit presque d’une carte en 3 dimensions, parce qu’elle présente la région en profondeur, alors que les cartes routières réduisent tous les éléments à l’échelle en suivant les rues. « Notre carte a un ciel, une rivière, les Collines. Mes couleurs doivent représenter tout cela. Est‑ce que le ciel est trop foncé? Quelles couleurs donner aux arbres? Comment capturer nos quatre saisons, qui ont tant d’importance dans notre ville? »

Lorsque nous lui avons demandé ce qui était le plus difficile dans ce projet, il nous a répondu qu’il est toujours très difficile de travailler pour un comité. « Quand je travaille pour un comité, il arrive bien souvent que les frais doublent. Les membres du comité veulent des modifications en fonction de leurs préférences personnelles, et je dois équilibrer tout cela du point de vue artistique. » Mais il admet que les choses ont beaucoup mieux tourné que ce qu’il pensait. « Le comité était très bien organisé. Je communiquais avec une personne-ressource, et chaque membre s’en tenait au rôle qu’on lui avait donné. » Il recevait les réponses à ses questions très rapidement. Les modifications qu’on lui demandait de faire visaient à corriger des détails et à ajouter des éléments oubliés, et non à régler des questions de préférence personnelle, de couleur ou de style. Les membres du comité s’entendaient bien, alors Paul n’a pas été obligé d’apporter maintes corrections en fonction des préférences de chacun.

La plus grosse difficulté s’est manifestée à la fin du projet. L’image était prête à partir chez l’imprimeur, on avait révisé la police, l’orthographe et la grammaire des légendes, et tout d’un coup quelqu’un s’est souvenu que la loi exige que le texte français figure au‑dessus de l’anglais dans toutes les descriptions. « Cette correction comprenait de nombreuses étapes, car il fallait retravailler un nombre incalculable de couches », explique Paul Mason. « Je risquais continuellement d’ajouter des erreurs dans les autres couches. J’y ai passé un temps fou. »

La carte est sortie de presse le 16 novembre. Les amis de Paul Mason sont vraiment heureux : il va enfin les rejoindre dans leurs excursions en canoë qu’il a dû délaisser cet automne. « Ce projet s’est avéré bien plus monumental que nous ne l’avions pensé au début! »

Cette carte amusante reflète vraiment l’essence de notre village. Elle incitera certainement les touristes à revenir régulièrement pour découvrir d’autres merveilles et pour se plonger dans le charme de Chelsea.

Artiste par excellence, Paul Mason nous a confié qu’il a même caché de petits secrets artistiques dans cette carte… « par exemple, vous verrez la façade d’un des commerces sur la carte, mais au verso vous le retrouverez sous un autre angle, » nous dit‑il d’un ton espiègle.